07 août 2006
11/07/06 - L'école des surdoués
Aujourd'hui nous devons visiter une école primaire. Le problème
c'est que j'étais tellement crevée la veille que j'en ai oublié de
recharger mon appareil. je suis donc privée de photos, à mon grand
malheur.
Chance pour Diane et moi, c'est l'école où sont scolarisés nos petits frères, et donc à deux pas de notre nouvelle maison.
Nous
descendons les escaliers 4 à 4, quelque peu eu retard à cause du père
qui a pris une douche d'une heure ce matin, et nous rencontrons notre
mère, que nous avons pris pour la vendeuse du magasin annexe à la
maison et appartenant aux parents.
Elle nous emmène à l'école où nous retrouvons tous les autres.
Là le directeur nous prend en charge et nous montre diverses
classes, dont deux avec des petits français qui s'expriment
parfaitement dans les deux langues, nous les jalousons.
Les petits
japonais, timides, restent cachés au fond de la classe alors que les
petites japonaises se sont atroupées autour de nous, nous posant plein
de questions.
Puis les garçons ont trouvé le moyen d'inverser les roles et de faire peur aux françaises.
Ils
s'approchent de boites en plastique et en sortent de magnifiques
scarabées (et croyez moi, les insectes japonais sont dopés, ils sont
énormes), ce qui vaudra une fuite massive des filles vers le couloir
(hormis moi à qui on avait déja fait le coup, ça surprend juste la
première fois)
Dans la classe des plus grands, les enfants sont
moins timides, nous demandent si on a déja vu Zidane en vrai, et
comment on dit "coup de boule" en français.
Quand nous repartons, le professeur poursuit son cours sur ... les insectes (les japonais adorent ça)
Nous nous dirigeons ensuite vers un gymnase où les enfants nous offrent un spectacle musical à base de wadaiko, instrument à percussion traditionnel.
Le secret du wadaiko : dextérité et sens du rythme (Vidéo : Chef)

Le groupe et les joueurs de wadaiko (Photo : Senpai)
Ensuite
le directeur nous montre la piscine de l'école et nous explique que
quasi toutes les écoles possèdent leur propre piscine. Nous assistons
au début du cours de natation.

A l'école primaire pas encore d'uniforme, sauf à la piscine (Photo : Chef)
Là
des garçons nous demandent d'assister à leur entrainement de basket.
Yamada-san arrange un rendez vous pour que nous puissions revenir un
autre jour de la semaine.
Nous nous dirigeons ensuite vers la salle
de musique, où les enfants jouent de la flute (vous savez cette flute
horrible qu'on a au collège, sauf que eux quand ils jouent, c'est joli)
La
prof leur a meme appris au clair de la lune pour l'occasion. Les
enfants se retournent vers nous, amusés, lorsque nous commençons à
chanter.

Keisuke, en jaune, toujours retourné vers nous (Photo : Chef)
Notre
visite touche à sa fin, et nous passons devant une autre salle de
musique, où les mères des enfants apprennent elles aussi à chanter.
Les
enfants du cours de musique nous suivent de loin, mais quand ils voient
les appareils photo, de suite ils courent vers nous pour poser. Nous
sommes alors submergés par une horde d'enfants sautant et hurlant dans
tous les sens.
Avec un pincement au coeur nous nous dirigeons vers
la sortie, des fenetres surgissent des tetes et des mains pour nous
dire au revoir.

On a mis un beau bazar dans l'école (Photo : Chef)
Cours de dessin en plein air (Photo : Chef)
L'école
primaire japonaise est vraiment extraordinaire : cours de jardinage,
cours de dessin en plein air, cours de chant et de musique, cours de
musique traditionnelle et meme cours d'anglais.
Les infrastructures sont vraiment impressionnantes et les enfants semblent tous très doués.
Et nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises ... (à suivre le 14 juillet ...)
Après le déjeuner nous sommes allés à Arashiyama pour faire une balade en barque.
Sur l'eau, nous ne sentions plus ce temps humide et lourd, c'était vraiment une oasis dans le désert.
Bien
trop courte malheureusement, nous serions bien restés plus longtemps à
nous laisser baloter par les flots, entourés par les montagnes et les
forets.

Vue générale sur Arashiyama (Photo : Senpai)


"Boissons fraiches, chips, brocheeeeettes" (Photos : Chef)
Puis nous sommes rentrés chez nous et avons pris avec Diane notre unique repas chez nous, en compagnie de la grand mère.
Elle nous a ensuite emmenées aux yomise du quartier.
Les yomise
sont des petits stands qu'on retrouve généralement dans les festivals
l'été. Il y a des stands de jeux pour enfants et de nourriture (glaces,
barbe à papa, takoyaki, ...)
La grand mère nous a payé une barbe à
papa et était surprise que nous connaissions (non nous ne mangeons pas
que du fromage en France ! Ni ne buvons que du vin !)
Là bas nous
avons retrouvé quelques uns des enfants vus le matin et avons un peu
parlé avec eux, avant de retourner à la maison pour dormir.
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Un petit topo rapide sur la famille d'accueil de Kyôto :
Le père, probablement salary man, rentrait tard le soir et aimait nous faire boire (et pas qu'un peu) dès qu'il en avait l'occasion.
La mère, vendeuse dans son magasin de vetements l'après midi, barman le soir dans un bar-karaoke.
Les trois enfants qui ne venaient guère nous voir.
La grand mère, qui a le plus parlé avec nous.
Deux chats dont un qui venait juste pour peter sur nos futons.
Un chien qui n'arretait pas d'aboyer quand il nous voyait, mais si on s'approchait il partait se cacher.
Les
parents travaillaient sans arret donc nous les avons très peu cotoyés,
nous ne savions meme pas ce qu'ils faisaient comme travail, j'ai
découvert seulement le dernier soir que ma mère travaillait dans un
bar-karaoke.
De plus nous avons perdu presque une semaine de home stay.
A celà il faut ajouter le peu de temps prévu avec la famille d'accueil dans le planning.
Tout
celà a fait un séjour avec un arrière gout de deception, nous avions
l'impression d'etre chez l'habitant uniquement pour dormir.
06 août 2006
10/07/06 - Fatigués
C'est avec contre coeur que nous nous sommes levées, complétement éreintées d'une nuit bien trop courte.
A celà s'ajoute le gout amer de la défaite.
Nous avons été à la mairie de quartier de Kyôto pour assister à une présentation de la ville.
Tous nous luttions contre le sommeil, surveillés par le monsieur chauve de la mairie.
L'exposé
de la dame a été particulièrement difficile à surmonter, surtout quand
elle a enchainé les chiffres sur la ville. Même le monsieur chauve
dormait !
Puis nous avons été ensemble, avec les gens de la mairie, manger à Gion, quartier traditionnel de Kyôto.

Mais c'était qui le maire ? Le chauve ou le chevelu ? (Photo : Senpai)
A la fin du repas ils nous ont proposé une partie de janken
(pierre feuille ciseaux). Le vainqueur gagnera un porte baguette en
forme de poisson. C'est Florence qui remportera le match, moi j'ai
enchainé les défaites, ce qui m'a valu un yowai ("t'es mauvaise") de mon voisin.
Après avoir appris "trois petits chats" à un yakuza, voilà que nous jouons au janken avec des employés municipaux !
Nous avons ensuite été lachés dans Gion pour une petite après midi de free time.



Petit passage à Teramachi, tout proche, pour faire quelques courses.

Au détour d'une ruelle commerçante nous découvrons un petit temple, perdu au milieu des magasins.




Un havre de paix au milieu des pylones
Nous avons meme eu la chance d'assister à la fin de la procession.
(je remettrai la video dans le bon sens un peu plus tard, pardon pour les torticollis !)
Puis le temple a fermé ses portes et nous avons été contraints de quitter ce petit bout de tranquilité.

Puis
retour à Gion où nous nous étions donnés rendez vous pour assister à
une présentation de divers arts traditionnels japonais.
Emportés par la fatigue, la majorité des gens du groupe se sont endormis.
Ayant Yamada-san dans le dos, ça m'a aidé à tenir bon, d'autant plus que j'ai été tout de suite absorbée par le spectacle.

La cérémonie du thé : sadô
La cérémonie du thé a été créée au 16ème siècle par un pretre zen. Elle incarne la recherche de la beauté dans la clarté et la simplicité. Les gestes sont lents, précis, simples. La cérémonie du thé est régie par des codes très stricts.

Koto (Photo : Rémi)
Le koto est un instrument traditionnel japonais se rapprochant de la harpe.
Cet
instrument de 13 cordes importé de Chine au 8ème siècle était utilisé à
la Cour Impériale pour les musiques de cour ou pour le gagaku.

L'arrangement floral : Ikebana
Au
7ème siècle, lorsque le bouddhisme est arrivé de Chine au Japon, les
japonais ont commencé à arranger les fleurs dans des vases sur les
autels funéraires, pour apaiser les esprits des ancetres.
Au 16ème
siècle, la mode était à arranger les fleurs dans les pièces reservées à
la cérémonie du thé. Le but était alors de trouver des arrangements à
la fois simples, naturels et symboliques.
Gagaku
Le mot gagaku
signifie littéralement "musique élégante" et désigne aujourd'hui la
musique traditionnelle japonaise. Elle a fait son apparition à la cour
au 8ème siècle.
Cette musique, pratiquée par les couches supérieures
de la société japonais, a connu son apogée lors de la période Heian (du
9ème siècle au 12ème siècle)
Le gagaku accompagnait les banquets de la cour et les rites sacrés dans les temples et les sanctuaires.
Kyogen
Le kyogen est une petite comédie traditionnelle jouée entre les pièces de Nô.
Cet
art remontant au 15ème sièclese composerait originellement de danses
primitives et de sketches acrobatiques joués pour avoir des moissons de
riz favorables.
A la différence du Nô qui se veut symbolique, le kyogen se veut réaliste.

Kyomai
Danse issue de l'Ouest du Japon, elle a fait son apparition au 17ème siècle.
Elle s'inspire des danses de Kyôto (kyo designe Kyôto et mai signifie danse)
Ces spectacles, donnés par les maiko et les geisha sont très appréciés pour leur beauté et les couleurs des costumes.
Nous avons ensuite enfin rencontré avec Diane notre famille d'accueil.
Nous
avons été acceuillies par la grand mère (que nous pensions etre la mère
au début) et les trois garçons qui, tout intimidés, nous ont fui juste
après s'etre présentés, à l'exception du cadet.
Nous avons ensuite rencontré le père qui nous a ouvert 2 bouteilles d'alcool pour feter notre arrivée.
06/08/06 - Et si on parlait philosophie ?
Aujourd'hui j'avais prévu de me la couler douce et d'attendre que la
chaleur de l'après midi se dissipe un peu pour aller me balader au parc
d'Ueno.
Là bas on y trouve des musées d'art et de science, un zoo,
des temples, quelques écoles d'art, un terrain de baseball, un grand
plan d'eau, ... Le tout sur 125 hectares.

Le parc est un lieu de détente prisé par les tokyoites
J'avais
prévu alors de me balader dans le parc et d'aller ensuite à Ameyoko,
rue commerçante non loin du parc que j'avais vue sous la pluie la fois
passée.
Mais mes plans ont été contrecarrés par un japonais qui
s'est assis à coté de moi et a commencé à m'enchainer, d'abord en
anglais, puis voyant que je me dépatouillais en japonais, en japonais.
Il m'a parlé de la façon de penser des japonais, de la sociologie japonaise, des kanji, et de philosophie.
La façon de penser des etres humains, qui sont les bons et les méchants dans une guerre, ...
Déja en français je suis loin d'etre une experte mais en japonais ...
Puis ce gentil retraité de 62 ans est reparti comme il est venu.
J'ai
donc pu continuer mon petit bonhomme de chemin, mais le jour commençait
déja à decliner et la luminosité n'était pas propice aux photos (mine
de rien il m'a parlé pendant presque une heure)
Je suis donc allée
vers les deux petits temples du coin, en passant par une petite
pagode,transférée du temple Kan'eiji. Visiblement cette pagode se
trouve à coté d'un sanctuaire mais je n'ai pas eu le temps de le
trouver.

Pagode de 35m
Pour accéder aux temples je suis passée par un alignement de petits torii.

Premier temple, en amont.

Deuxième temple, fontaine pour le rite du lavage de mains

Et on repasse par les torii ...
Mais dans ce havre de paix, un détail nous ramène vite à la réalité.
Même si ce phénomène est plutot discret au Japon, il n'empeche qu'il y a des SDF.
Beaucoup
d'entre eux squattent le parc d'Ueno, on les retrouve en masse devant
le stade de baseball à regarder les jeunes s'entrainer.
Se sont tous des hommes, en majorité ayant atteint déja un certain age.

Retour ensuite vers la gare d'Ueno où je croise un groupe de jeunes chantant dans la cacophonie ambiante.

Une des artères donnant sur la gare

Une rue avec des fils et des poteaux electriques pour Pilou

09/07/06 - On est en finale !
Aujourd'hui, nous resterons à Sakai, ville voisine de Osaka où nous avons logé la nuit précédente.
Dans cette ville se trouve kofun de l'empereur Nintoku (313-399). Autour de ce kofun se trouve des dizaines de petits kofun, disséminés dans les environs.
Un kofun est comparable aux pyramides d'Egypte, énorme tombeau contenant des personnalités importantes.

Vue aérienne du kofun de Nintoku (Photo: Wikipédia)
Le kofun de l'empereur Nintoku est une des plus grosses sépultures du monde. Sa superficie est de 320000 mètres carrés.
Le tertre mesure 725 m de long et 305 m de large. Selon un archéologue,
1000 hommes auraient travaillé durant 4 ans pour sa construction.
Nous n'avons vu que l'entrée de ce kofun, le reste étant inaccessible au public. Même les archéologues ne sont autorisés à y entrer, sauf en cas de rénovation.
Nous avons ensuite visité un musée très interressant nous expliquant des multitudes de choses sur les kofun et sur l'évolution de la ville de Sakai.

Entrée du kofun de Nintoku
Puis passage dans un parc où se trouvait
le musée de la bicyclette. Là nous nous sommes amusés à tester sous un
soleil de plomb une multitude de vieilles bicyclettes.
Nous
avons ensuite été à une fabrique de couteaux de cuisine, nous
expliquant le processus de fabrication de ces célébres couteaux, connus
pour etre les meilleurs du monde.
Puis nous avons été en haut de l'hotel de ville de Sakai pour admirer la vue.

Moins de grattes ciel plus de maisons
Dernier tour dans Sakai avant de repartir pour Kyôto.

Cette
nuit, la France joue la finale contre l'Italie. Nous allons voir
Yamada-san et lui demandons si un café à Kyôto a prévu de
restransmettre la rencontre cette nuit. Il se renseigne et visiblement
ce n'est pas prévu. Nous nous retrouvons donc tous chez lui (à part
Sara, Marion et Aurore) à squatter pour la nuit une pièce télé.
L'attente est longue, nous sommes crevés, le match commence à 3h et
nous savons que la nuit sera très courte.
La nuit blanche aurait été facile à digérer si la France avait gagné, mais ce ne fut pas le cas.
Diane
et moi qui aurions du rencontrer notre famille d'accueil ce soir là
avons dormi 1h30 chez Florence qui habite tout près de chez Yamada-san.
Julia s'est joint à nous. Les garçons, eux, sont restés chez Yamada-san.
Le reveil a été très difficile, d'autant plus avec la deception de la défaite.
08/07/06 - Direction Osaka
Nous prenons le bus en direction d'Osaka, ville voisine de Kyôto.
Aujourd'hui visite du Osakajô (Chateau d'Osaka), de la tour d'Osaka d'où on peut admirer une vue panoramique sur la ville et dégustation le soir de takoyaki (sortes de boules en pate à crepe fourrées au poulpe, tako en japonais)
Nous avons commencé par la tour d'Osaka, où nous avons retrouvé
l'espace de quelques heures notre futur accompagnateur à Tôkyô,
Monsieur Shikakura, très vite surnommé Bisounours. En effet ce dernier,
souriant tout le temps, voulait etre notre ami, voyant la complicité
que nous avions avec Yamada-san.
Nous avons aussi vu pour la
dernière fois Mme Miyamoto, alias la crevarde, qui est partie comme ça,
sans nous dire au revoir. Lorsque le lundi nous ne l'avons pas vue
en cours, nous avons alors compris qu'elle était rentrée en France,
nous demandant encore aujourd'hui à quoi elle avait servi (à part se
faire payer le voyage ?)

Au pied de la tour d'Osaka
La majorité des écoles japonaises ont une piscine sur le toit
Vue sur la grande roue
Nous avons ensuite mangé dans les sous sols de la tour où étaient recrées des ruelles emplies de restaurant.
Transit par la gare avant de rejoindre le Chateau d'Osaka où nous avons appris "trois petits chats" (entre autre) à Yamada-san.
A noter que pour rire nous disions que Yamada-san était un yakuza, mais j'ai appris il y a peu que c'en était vraiment un. Nous avons donc appris "trois petits chats" à un yakuza !
Sur la route du Chateau d'Osaka nous avons rencontré une espèce de folle toute de bleu vetue.
N'ayant
plus de mémoire sur ma carte je n'ai qu'une très courte vidéo mais je
pense que ça suffit pour se rendre compte du degré de folie de la
demoiselle (heureusement Rémi a la vidéo quasi en entier de sa
prestation)
Après cet interlude musical, un peu d'histoire.
Le Chateau d'Osaka a été brulé lors d'une des nombreuses guerre qui affectaient le Japon au moyen age.
Les
chateaux japonais sont tous en bois, et lorsqu'un seigneur gagnait une
guerre, il brulait le chateau de son ennemi, tant et si bien qu'il ne
reste rien du Chateau d'Osaka aujourd'hui (hormis peut etre quelques
pierres servant de base au chateau)
Alors qu'avant, tout autour du
chateau situé sur une colline, se trouvaient tout un tas d'habitations
du meme style architectural, il ne reste aujourd'hui que le Chateau,
reconstruit récemment.
A l'intérieur du chateau a été amenagé un
musée présentant les rares documents présentant le chateau tel qu'il
était avant d'etre brulé.




Vue du Osakajô, un batiment traditionnel au pied des grattes ciel
Puis balade dans les rues d'Osaka avant d'aller manger.
Contrairement
à Kyôto qui est une ville fascinante de par son mélange
tradition/modernité, Osaka n'est que modernité. La nuit, Kyôto est
calme, Osaka, elle, est très animée. Le contraste a été très fort pour
nous qui nous étions déja habitués à la quiétude de Kyôto.


Entrée dans le restaurant de takoyaki. Là nous attendait une salle privée, avec une multitude de mets déja sur la table.

Mais quel est ce petit truc violet et vert ? Une gomme ?

Rémi et le Chef concentrés sur leurs takoyaki
Puis une petite balade nocturne rapide avant de regagner notre hotel, histoire de prendre un petit bain de foule.

07/07/06 - Perdus dans la rizière !
Demain nous partons pour Osaka en week end, mais avant ça, un cours de
japonais tout aussi peu passionnant que la veille, visite de la gare
principale et surtout visite du Nijojô (Chateau de Nijo, renommé entre
nous Chateau de Jojo)
Un peu frustrée de n'avoir que 4 photos dans mon appareil flambant
neuf, je me lache complétement et mitraille de photos. Il faut dire que
le chateau en vaut la peine.
Avant les photos un peu d'histoire (on est pas là pour rigoler)
Le chateau a été construit entre 1601 et 1603 pour etre la résidence
officielle du Shogun Ieyasu Tokugawa et a été complété en 1626 par le
Shogun Iemitsu Tokugawa qui y a ajouté des parties du chateau de
Fushimi.
En 1994 le Chateau de Nijo a été enregistré sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
La superficie du site est de 275000 mètres carrés, les batiments eux occupent 8000 mètres carrés.
Malheureusement les photos à l'intérieur étaient interdites, et c'est bien dommage car c'était de toute beauté.
En attendant voici quelques photos de l'extérieur du chateau et du
jardin (j'ai pris une cinquantaine de photos là bas, je créerai peut
etre un album photo sur le blog ultérieurement)

La lutte incessante du touriste : s'arranger pour n'avoir personne sur sa photo, surtout pas les gens du groupe (raté !)
Détails de la porte
Le jardin Ninomaru

Vue générale sur une partie des batiments

Une des nombreuses entrées
Nous sommes ensuite allés faire un tour du coté de la gare principale de Kyôto pour pouvoir admirer le panorama sur toute la ville. Kyôto a été il fut un temps la capitale du Japon et on comprend pourquoi : entièrement entourée par la montagne, la ville était entourée de remparts naturels. On y trouve des temples disséminés un peu partout, certains plus gros sont meme visibles du haut de la gare.

Gare de Kyôto

Tour de Kyôto et terrains de sport sur les toits

Montagnes et temple
Après cette journée bien remplie nous prenons le métro pour réjoindre notre point de ralliement, Katsura-eki.
Nous
habitons tous plus ou moins à proximité de cette gare excentrée de
Kyôto. Là bas les maisons traditionnelles cotoient les immeubles, et au
pied de toutes ces habitations il n'est pas rare de trouver des
rizières ou des potagers. Difficile de se croire dans une ville de près
de 1,5 millions d'habitants. Imaginez des champs de pomme de terre en
plein milieu de Marseille.
A un changement, Sara ne retrouve plus sa
carte de transport. Ne voulant la laisser seule je reste à ses cotés.
Malheureusement senpai a mal compté les gens et affirme à Yamada-san
que tout le monde est là. Lorsque nous arrivons sur le quai, les portes
du train se ferment et Yamada-san nous dit au revoir de la main avec un
grand sourire aux lèvres.
Nous, un peu paniquées, lachées en pleine nature, essayons de retrouver rapidement notre calme.
On
scrute les panneaux, regardons quel genre de train passe après (oui
parce qu'il faut avouer que le système de transports japonais est
quelque peu compliqué, le RER est tout simple à coté) et attendons
patiemment le train qui devrait nous amener à Katsura-eki, du moins on
l'espère.
J'en profite alors pour prendre une petite vidéo, amusée par les politesses des employés sur le quai.
Nous retrouvons tout le monde à
Katsura-eki, Yamada-san nous dit avec un grand sourire "c'était pour
voir si vous arriveriez à vous débrouiller toutes seules"
Comme les profs qui, après une bourde, disent "c'était pour voir si vous suiviez"
Tout le monde s'apprete à rentrer chez soi, mais Diane, Ludovic et moi sommes conviés chez les parents de Rémi pour manger des yakisoba (nouilles de sarrasin grillées avec viande et légumes)
On
nous lache à Katsura-eki, devant faire confiance à Rémi pour retrouver
son chemin, lui qui s'est perdu tous les jours pour rentrer chez lui.
Heureusement Rémi a un plan. Malheureusement, arrivés à un croisement, il ne retrouve plus son chemin.
Nous savons qu'il habite au milieu des rizières, le problème est qu'elles se ressemblent toutes.
L'autre problème c'est qu'au Japon il n'y a pas de nom de rues (je me demande encore comment font les facteurs)
Nous
nous retrouvons donc à errer parmi les rizières, croyant à chaque fois
retrouver notre chemin pour nous rendre compte que ce n'était pas le
bon. Meme pas paniqués, on plaisante, imaginant des espions de
Yamada-san nous surveillant, nous aiguillant sur une fausse route pour
le plaisir de nous laisser chercher par nous meme (l'aventure de
l'après midi avec Sara m'a rendu quelque peu parano)
Il fait
maintenant nuit noire, les rues se ressemblent encore plus, et on
commence à se dire qu'il faudrait peut etre se résoudre à demander
notre chemin. Ca fait plus d'une heure que nous tournons en rond sans
succès.
Un homme promenant son chien, ne sachant pas trop où c'est, nous escorte jusque la rue principale et demande à un salary man
rentrant du boulot s'il voit où c'est. Lui non plus ne sait pas mais
dégaine de suite son téléphone portable et appelle le père de Rémi,
Kamiya-san. Ce dernier, tout paniqué, nous cherchait depuis 45 minutes
dans tout le quartier en voiture, sa femme nous cherchait en vélo et
Yamada-san appelait un peu tout le monde pour nous retrouver.
Cette aventure nous a permis de tester la fameuse gentillesse des gens du Kansai (Sud-Ouest du Japon, en opposition au Kanto, Nord Est du Japon) qui se sont décarcassés pour nous aider.
Rentrés chez Kamiya-san, un festin de rois nous attendait.
Outre les yakisoba
que nous avons fait nous memes, il y avait des légumes en tout genre,
de la viande, et meme des fruits, denrée assez rare au Japon.
Ils
avaient meme acheté du jambon, met rare et donc cher au Japon, pensant
que nous n'en avions jamais mangé. Ils étaient surpris que nous
connaissions la pastèque, les kiwis, les peches.

Diane préparant les yakisoba
Nous sommes ensuite passés 5 minutes chez la fille de Kamiya-san, qui était surprise que nous connaissions les consoles de jeux vidéo japonaises et même le jenga ! Mais quelle image se font ils de la France ?
Nous avons passé une excellente soirée chez les Kamiya, tellement bonne que nous fumes conviés à nouveau chez eux à la fin du séjour pour un barbecue chez la fille de Kamiya-san.
06/07/06 - Mushiatsui !
Au Japon, ils ont un mot pour désigner un temps chaud, lourd et humide : mushiatsui
Je me souviens avoir appris ce mot dans mes fiches de vocabulaire mais l'avoir vite oublié.
Croyez moi après avoir gouté au temps mushiatsui je ne suis pas prete de l'oublier ce mot !
On avait pas vraiment eu l'occasion de s'en rendre compte la veille puisqu'on avait navigué de magasins climatisés en magasins climatisés. Mais on a vite compris quand, en l'espace de 2 minutes dehors, nos corps étaient déja dégoulinants de sueur et nos vetements tout collants.
Mais avant ce supplice, nous avons assisté à notre premier cours au Japon. Un cours quelque peu soporifique où Benjamin s'est illustré en se présentant en 10 minutes là où tout le monde en avait mis 2 (et encore)
Tout ça pour nous parler du métier de ses frères et soeurs et pour dire qu'il ne faisait plus de rugby à cause d'une opération du genou, ou quelque chose comme ça, je n'écoutais que d'une oreille, reflexe de survie déja acquis à la fac en France.
Au programme de la journée la visiste du musée d'art et de la culture de Kyôto et visiste du marché de Teramachi.
Nous avons été surpris de voir plus de peintures françaises que japonaises dans le musée, hormis pour la période contemporaine. Nous avons ensuite eu droit à une explication tout en japonais sur le Kyôto du moyen age, explication à laquelle nous n'avons pratiquement rien compris à cause de Yamada-san qui a demandé au guide de nous parler en japonais "normal", c'est à dire à vitesse réelle et sans explication des termes que nous ne connaissions pas. Ca a été particulièrement difficile pour Diane et moi qui ne parlons quasi qu'en français depuis notre arrivée, hormis à l'accueil du KPC pour demander notre clé et à Yamada-san pour bafouiller une question.
Nous sommes ensuite allés à Teramachi, sorte de halles japonaises où on trouve des denrées alimentaires qui semblent extraordinaires à nos yeux occidentaux.
En bifurquant un peu on tombe sur des boutiques de jeux vidéos, de vetements, de faience, ...
A cette époque encore je n'osais pas prendre les gens en photo, c'est Sara, qui a eu le meme blocage mais moins longtemps, qui m'a convaincue de ne pas hésiter. Cependant il faudra attendre encore quelques jours pour que je me débloque complétement, ce qui explique le peu de photos de Teramachi pour le moment.

Carrefour entre les boutiques shopping et les stands de nourriture
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Je profite de cette journée assez creuse elle aussi pour montrer les photos du KPC.

On commence par l'entrée et le placard à futon
Chambre tout en tatami
Mini veranda annexe
Le soir venu on sort les futon
Salle de bain à la japonaise avec douches pour se laver ...
... avant de rentrer dans un bain à 40°C (je veux une salle de bain japonaise !)
Chaussons miniscules pour aller aux toilettes
On pousse la porte et surprise ! des toilettes traditionnelles (des grands moments de fou rire)
05/07/06 - Sans famille
Le matin pas grand chose de spécial, on découvre notre salle de
cours, on nous distribue le planning, et on nous présente notre
accompagnateur sur Kyôto : Yamada-san.
A partir de maintenant nous devrons nous en remettre entièrement à lui.
Evidemment
Benjamin en profite pour étaler sa science et part dans une explication
bancale en japonais pour exprimer son souhait de visiter un certain
monument historique.
Nous allons ensuite déjeuner, notre premier repas au Japon ! En fait
c'était un bete repas à l'occidentale, pas grave, on se rattrapera plus
tard.
Puis nous passons à la partie on ne peut plus déprimante de ce séjour pour Diane et moi : la présentation aux familles.
Un
à un (ou deux par deux), nous voyons nos camarades nous quitter, et
nous sommes contraintes de rester dans le bus. Finalement il ne reste
plus que nous et Ludovic qui loge chez Yamada-san.
On traine un peu
dans un café, puis à la gare de Katsura (que j appelerai par la suite
Katsura-eki), pour enfin rejoindre une partie de nos camarades à
Arashiyama, coin reculé de Kyôto, bordé par une rivière et entouré par
les forets et la montagne.
"Vous vouliez du repas japonais ? Vous allez etre servis !"
Le plus "violent" des repas qu'on ait pris, on l'a eu le premier soir.
Sur la table une jolie petite boite, et quand on l'ouvre ô surprise, que des choses quasi immangeables !
De
l'aubergine à la sauce ultra acide et sucrée au tofu qui ressemble à
une éponge (quand on presse le morceau spongieux sort un liquide au
gout désagréable) en passant par le mini poulpe entier et les racines
de lotus. Heureusement il y avait un peu de riz mais quelque peu
écoeurée par ce repas, je n'avais plus d'appetit.
Yamada-san nous menace "ceux qui ne finissent pas leur boite rentrent pas chez eux"
"De toute manière on a pas de chez nous" se dit on avec Diane.
A notre table, tout le monde referme discrétement les boites à moitié pleines.
On nous ramène Diane et moi au KPC avant 22h, heure limite de fermeture.
On est crevées mais ça ne nous empechera pas de discuter jusque tard de choses et d'autres.
On dormira un autre jour (enfin c'est ce qu'on croyait ...)
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Je profite de cette journée un peu creuse et sans photos pour caser quelques explications qui seront utiles par la suite.
Tout
d abord je ne peux m empecher d'utiliser les suffixes de politesse.
C'est comme ça qu'on appelait les gens, meme entre français, et ça me
ferait bizarre de ne pas mettre ce suffixe.
Maintenant les explications :
*
san : suffixe montrant le respect, peut se traduire approximativement
par Monsieur ou Madame derrière un nom de famille. Derrière un prénom
c'est intraduisible
* sensei : suffixe montrant le respect envers un supérieur tel un professeur ou encore un maitre (de calligraphie par exemple)
*
chan : suffixe affectueux se placant derrière les prénoms féminins,
plus généralement utilisé pour les enfants, en famille ou entre amis.
Peut aussi s'utiliser derrière les prénoms masculins pour les très
jeunes enfants.
* kun : l'équivalent de chan pour les garçons (à l'exception du dernier point)
*
senpai : suffixe de respect pour un supérieur hierarchique (en général
dans le cadre scolaire). Dans le cadre de ce séjour, Marion était à la
fois la plus agée (26 ans) et la plus avancée dans les études (3ème
année), nous nous sommes donc très vite habitués à l'appeler "senpai"
Pour revenir à Katsura-eki : eki veut dire gare en japonais, tout simplement.
Enfin je précise que lorsqu'on est hebergés en famille d'accueil on a l'habitude de dire que ce sont nos "parents". Il sera donc fréquent que je parle de père, mère, frères, soeurs et meme grands parents concernant les familles japonaises. Pas de panique nous n'avons pas été adoptés.
05 août 2006
04/07/06 - Arrivée au Japon !
Rattrapons un peu le retard et revenons un mois en arrière ...
Après 12h d'avion jusque Tôkyô, le manque de sommeil commence à se faire sentir. Il faut dire que le voisin de devant dans l'avion a demandé à l'hotesse de l'air à la toute fin du vol comment on éteignait les lumières persos, il aurait quand meme pu demander pendant qu'on dormait, enfin essayait de dormir devrais je dire.
Le problème c'est que le lit est encore bien loin de nous puisque notre vol interne est vers 19h et que nous avons atteri à 14h30.
Notre accompagnatrice, Mme Miyamoto, très vite surnommée "la crevarde", nous a déja semés je ne sais combien de fois à l'aéroport, se souciant à peine de notre sort.
Dans l'attente de notre vol, le petit groupe d'inconnus commence à faire connaissance, visiblement l'ambiance sera bonne. Certains restent encore dans leur coin, effrayés surement par l'excitation un peu bruyante de notre petit groupe.
Nous arrivons enfin à Osaka, nous reste alors 45 minutes de bus.
Là, la fatigue tombe et nous ne pouvons nous empecher de lancer des hurlements de joie à la simple vue d'une station service, d'un taxi, d'un piéton
"Non mais attends tu te rends compte, c'est un piéton japonais !"
Arrivée à notre logement, le KPC, là où nous aurons cours le matin.
Nous partageons les chambres à deux pour une nuit, avant de retrouver nos familles d'accueil le lendemain.
Enfin c'est ce que nous croyons Diane et moi, qui allons etre collocatrices de fortune pendant 2 semaines.
Malheureusement pour nous la malédiction des familles commence.
La notre ne peut nous accueillir avant le samedi. Or vendredi soir nous partons pour le week end à Osaka.
Nous ne verrons donc notre famille qu'à partir du dimanche soir et perdons quasi une semaine de vie en famille. On commence à paniquer.
Mais pour le moment nous sommes un peu crevés, Mme Miyamoto nous explique que passées 23h il n'y a plus d'eau chaude, alors nous nous empressons de nous laver (enfin s'empresser est un bien grand mot, nous sommes tous ébahis par nos chambres à la japonaise avec tatami et futon)
Après s'etre enfin lavés de 24h de crasse, nous revetons les yukata du KPC et faisons une ptite réunion improvisée dans la chambre de Julia, Florence et Sara.
Nous ne resistons pas ensuite à l'appel de la télé japonaise.
Là, jusque tard dans la nuit, nous regardons à tour de role un vieux film d'horreur chinois sous titré en japonais, une série policière très mal jouée, une émission de sondages dans la rue avec pour question "Etes vous vierge ?" posée aux jeunes femmes, et une émission où une idole s'amuse à se prendre des tartes à la creme dans la figure, et plus si affinités. Après celà on se dit qu'en France la télé n'est pas si idiote que ça !
Après cet affligeant spectacle nous sommes enfin allés nous coucher, pour une nuit qui fut très courte !
Présentation des personnes (manquent Aurore et Marion, respectivement de Toulouse et de l'Inalco, qui étaient dans leur chambre, et Diane que je n'ai pas pu cadrer avec les autres)
Tous sont de jussieu, en deuxième année, à part Ludovic, 15 ans, le petit jeunot de la bande.

![]()
Julien (alias Chef), Florence, Rémi et Sara
Encore Sara, Ludovic, Benjamin et Julia
05/08/06 - Il fait trop chaud !
D'après la météo il a fait 36°C cet après midi, à l 'ombre bien sur,
alors forcément au soleil c'est le vrai cagnard. Enfin ça va, il ne
fait pas aussi humide qu'à Kyôto, c'est déja ça.
Il n'empeche qu'après 15 minutes passées dehors, on a qu'une envie, rentrer dans un magasin climatisé !
Au programme du jour découverte des temples environnant la location et balade dans Harajuku (pour trouver un Book Off que je ne trouverai pas, meme en faisant tout le tour du quartier)
En prenant la petite rue qui monte le long de la gare j ai pu voir une succession de 5 petits temples et sanctuaires.
Mais avant celà un petit cimetière.

Vue sur les immeubles et la gare
Après avoir passé le cimetière, les temples se sont enchainés, à peine j en quittais un que j'en trouvais un autre, parfois ils étaient carrément l'un à coté de l'autre. Bien souvent ils abritaient un cimetière.

Toujours ce contraste vie moderne/vie traditionnelle

Deuxième temple avec les statuettes que j'affectionne tant (vous vous en rendrez vite compte)
Matériel necessaire à l'entretien des tombes
Offrandes au mort : une tasse à thé et une cannette de bière
Troisième temple, au milieu de la verdure
Et de quatre
Et voici le cinquième
Avec un arbre surement mort soutenu par des torii (portes sacrées)
Je suis ensuite allée à Harajuku, quartier le plus marqué par la mode "à la japonaise".
Je
n'ai malheureusement pas pu prendre d'exemples de cette mode si
particulière étant donné que la principale rue commerciale était bondée.

Et je ne pense pas exagérer en disant que c'était bondé
Quelque peu découragée, j'ai décidé de contourner cette rue (et voilà comment on rate le Book Off le plus gros du Japon) et je me suis retrouvée à Yoyogi, quartier voisin.

Petite rue tranquille
Tour Docomo
Je suis même tombée sur les locaux du Parti Communiste Japonais.
Même
si celui ci recolte un nombre infime de voix, les locaux sont très
luxueux, je doute qu'en France ce soit la même chose (je n'avais pas
assez de recul pour prendre le batiment en entier)

Enfin pour prouver qu'il fait vraiment chaud, voici une photo du sol.

La terre s'effrite comme un vieux carton
Et pourtant il pleuvait des trombes d'eau quand je suis venue 15 jours auparavant !
